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mercredi, 09 septembre 2015 20:52

Des MRE perdent 15 millions Dh dans un faux investissement Immobilier dans leur pays natal ! Ici vous êtes bien chez vous…

Écrit par www.yabiladi.com
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Le Maroc a lancé depuis des années plusieurs appels à ses fils résidants à l’étranger, pour venir investir dans leur pays natal, entre lenteur administrative et publicité accueillante, la communauté des MRE perd ses références ; Malgré ceci, leur amour au Maroc n’a jamais cessé d’exister ; Par contre, qu’elles sont les mesures en vigueur au Royaume pour les protéger contre l’escroquerie ?! Et quelle image leur livre la justice Marocaine en cas de problèmes ?!

La réponse ne peut malheureusement se juger positive… C’est ce qui a été confirmé récemment par la nouvelle affaires d’escroquerie qu’a enduré 4 MRE, qui leur a coûté près de 15 millions de Dh… Soit des épargnes de toute une vie à l’étranger. Le mis en cause se faisait passer à l’époque, pour le frère d’un ministre, tout en promettant aux MRE, des « facilités » administratives avantageuses.

En date du 22 juin prochain, le tribunal de Aïn Sebaâ, rouvrira ce dossier assez lourd qui a déjà connu plusieurs rebondissements judiciaires. Il s’agit d’une présumée affaire d’escroquerie touchant des MRE venus investir au Maroc en 2010, mais qui affirment avoir été arnaqués par l’un de leur compatriote résidant au Maroc.

Abdessamad Lattaf, un des MRE arnaqué raconte son drame : « J’ai visité le salon de l’immobilier à Paris en avril 2010 et j’ai été très intéressé par les perspectives au Maroc, vu que c’était le début de la crise en France. J’en ai parlé à mes proches qui étaient très emballés » M. Lattaf arriva donc au Maroc en compagnie de quatre autres associés MRE dont deux du Pays-Bas. « On a fait la rencontre d’un dénommé M. C. qui détenait une agence immobilière non loin de la cour d’appel de Casablanca. Il prétendait être un spécialiste de l’immobilier et frère d’un ministre marocain de l’époque, nous rassurant qu’en raison de cela, nous obtiendrons des facilités pour le lancement de notre projet », Rajoute le MRE, tout en indiquant qu’un premier investissement immobilier test, a été réalisé sans aucun pépin, ce qui les a mis en confiance.

L’expert immobilier leur suggère de nouveau de se projeter vers un autre achat immobilier plus attractif « Il nous a orienté vers son ami dans le cadre de l’acquisition de terrains en melkia (bien immobilier de droit coutumier non déclaré au cadastre, ndlr) en nous certifiant obtenir les titres de propriétés sans aucunes difficultés grâce à son réseau et notamment sa filiation au ministre », rappelle le MRE.

Le groupe des investisseurs, pose donc la première pierre dans son projet durant l’année 2011, suite à l’acquisition réalisée de deux terrains melkia à Bouskoura, pour une somme globale de 8 millions de dirhams « Ce moment marque le début d’un cauchemar sans fin car une fois les fonds débloqués, nous avons été confrontés à de multiples difficultés », nous dévoile M. Lattaf… « Il disait qu’il y avait des problèmes sur Bouskoura et nous proposait un meilleur terrain, un peu plus cher, mais très bien situé en bordure de mer à Tamaris »… « Il nous a demandé de compléter la somme déjà versée afin d’atteindre les 15,5 millions de dirhams pour la nouvelle acquisition et de lui céder 37% du nouveau terrain, promettant de faire toutes les démarches nécessaires à ses frais et de nous remettre le titre foncier dans 6 mois », rajoute le MRE.

Offre qui a été acceptée, par peur de perdre tout ce qui a été fait…. L’expert leur demande tout simplement de lui accorder plus de temps pour tout résoudre… Malheureusement le délai de 6 mois qui a été demandé par l’agent n’a pu aboutir à aucune solution…. « On s’est rendu compte que le terrain qu’il nous proposait était en train d’être immatriculé par une autre personne. Nous avons émis une opposition et porté plainte contre M. C. en juin 2013. Il a été entendu par la police et a reconnu nous avoir pris de l’argent et cinq personnes ont également témoigné de cela devant la police »… « Mais à notre grande surprise, il a été libéré juste avant l’Aïd El Kebir. Le juge d’instruction avait décidé d’abandonner toutes les charges qui pesaient contre lui, sans même nous entendre » explique le MRE encore sous le choc !

Le groupe des MRE a fait appel de l’ordonnance de non-lieu. La Cour d’appel leur a ensuite donné raison, estimant que le juge d’instruction n’avait pas à libérer le mis en cause. Ce dernier se pourvoit en cassation à son tour, mais les MRE l’emportent une seconde fois et la procédure devra reprendre depuis le début. Pour sa part, le présumé escroc jouit toujours de sa liberté à tête haute ! « la police nous a dit qu’il a déjà fait la prison trois fois pour des millions de dirhams dans différentes affaires d’escroqueries », souligne l’interlocuteur.

« Nous sommes aux bords de la faillite financière, nous croulons sous les dettes et avons entrainé dans cette spirale infernale nos familles, parents, frères et sœurs… Nos vies sont devenues synonymes de tracas et de stress. Nous sommes paralysés par la peur de perdre les économies de 20 années de dur labeur de nos proches », déclare avec regret M. Lattaf.

Les MRE, confient avoir écrit à la Fondation Mohammed V et au Cabinet royal pour évoquer leur situation, mais sans obtenir de retour. « L’Etat nous encourage à investir dans notre pays d’origine, mais une fois sur place nous trouvons des escrocs. Je n’ai rien contre la justice marocaine, mais quand un faussaire de la catégorie de ce monsieur circule librement à Casablanca, alors que des enfants vont en prison pour vol de mobylette, on se demande ce qui se passe », s’insurge le MRE.

Lu 919348 fois Dernière modification le mercredi, 09 septembre 2015 21:04

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